GOin’in‘, le nouveau clip de Birdy Nam Nam, préfigure la sortie du nouvel album Defiant Order à sortir cette année qui est produit par Para One (et déjà ça fait peur). Lors de la découverte de ce groupe, j’avais été transporté par le concept du 100% platine lors d’un concert au Vauban en 2006 (lien), avant la sortie de leur premier album. Mais la technique ne fait pas tout. Qbert est par exemple impressionnant aux platines mais difficilement écoutable dans son salon. Les BNN avait un ingrédient magique, des Cui Cui magiques saupoudrant de poésie la puissance des basses.
Déjà déçu par le précédent album (lien), celui-ci va toucher le fond, à l’image du petit sous-marin de ce clip aussi pathétique que la musique… Franchement il y a pas besoin d’être quatre pour faire, Guetta à presque plus de mérite à réussite à produire faire de la merde des déjections sonores tout seul. Du coup, j’hésite entre me boucher le nez ou les oreilles (voir même les yeux pour le clip).
En attendant la sortie de Flake Up, 4ème album de Doctor Flake programmé le 12 septembre 2011, voici une mise en bouche auditive et visuelle. Swell Line est une ode à la nostalgie, une réminiscence enfantine de scènes embellies par l’usure du temps. Entre ciel et terre et sur le fil de l’eau, les évocations laissent place à une rêverie bercée par les nuages, la mélancolie et le temps qui s’écoule.
Aux manettes de ce clip basé sur un stopmotionde 9500 photos, Christophe Thockler « DaBrainkilla » qui avait déjà réalisé Comedy de Doctor Flake (lien) et Night Black Crow de Degiheugi feat. Ghostown (lien)
Reggie Watts est un sacré numéro. Exemple d’un parcourt atypique, être un américain né en Allemagne, avoir une mère française et un père afro-américain, étudier le jazz, jouer dans de nombreux groupe et au final devenir une star en faisant du beatbox accompagné d’un loop sampler. Après avoir enchainé un visionnage frénétique des vidéos en compagnie de l’ami Fredlass, dénicheur de pépites émérite, en guise d’introduction l’impro nommé Out of Control
C’est une des rares vidéos où Reggie présente une glabre trogne mais la version barbue me fait étrangement penser à un certain Boris de la région Tourangelle…
Dans le cadre du festival Video Formes, j’ai assisté hier soir à une performance par Incite au Poco Loco. Le vrombissement des basses ressenti lors de la traversée du couloir menant à la salle de spectacle annonçait déjà la couleur. Une fois entré dans l’arène sonore, confirmation de la puissance des basses par cette agréable sensation de sentir vibrer mes vêtements.
À la croisée entre deux univers, ce duo mélange art audiovisuel expérimental et rythmes IDM endiablés – pour un voyage auditif et visuel riche en émotions fortes. Rebuts électroniques fragments sonores, subtiles touches de sons statiques et pulsations sub-bass envoûtantes méticuleusement assemblés accompagnent un déploiement grandiose d’images monochromes semi-abstraites jouant sur la profondeur des niveaux de gris.
Ambiances franchement abstraites ou semi-narratives, les créations audiovisuelles abordent des sujets aussi variés que la mécanique quantique, l’identité urbaine et tout autre aspect de la vie quotidienne. Les images déformées, presque toutes méconnaissables, recèlent des histoires que le spectateur se plaira à reconstituer.
Bien loin de la froideur de certains live électro, cliché du mec triturant ses machines, ce duo réussi à produire une puissante intensité visuelle. Une performance ébouriffante et dansante jouée en live dans un séduisant dispositif qui les immerge au sein de l’écran.
Une seule déception: le publique. En bons festivaliers venant pour la vidéo les gusses étaient assis dans la salle de concert. Ayant du mal à me retenir d’onduler sous l’effet des basses, je me suis laissé emporter… mais personne n’a daigné me suivre… (on se serait cru au concert de Justice à Marseille en début de semaine lien)
André Aspelmeier
En 1985, il commence ses expérimences sonores en triturant des bruits et des synthétiseurs analogiques, a développé ses compétences au fil des ans dans diverses formations ou en solo sous le nom de GradCom. Ces projets se caractérisent par une grande spontanéitée et des improvisations live pouvant faire intervenir divers instruments acoustiques mais également tout objet pouvant passer sous la main des, bouteilles, perceuse électrique, de claquements de mains et autre bruits de trains. GradCom développe surtout une grande variété de techniques de manipulatio au moyen de logiciels dont certains sont fait maison.
Accessoirement, c’est un grand mec qui ressemble à Germain Slash!
Kera Nagel
Musicienne et artiste vidéo, elle est également issue de la scène sound-art de Hambourg et membre émérite de la mythique salle électro Hoerbar. Kera joue en solo sous le peudo de Axiomatic Integration. C’est après une tournée aux USA en 2003 que lui vient l’idée d’intégrer la vidéo dans ses performances scéniques.