Archive de la ‘Sciences’ Categorie

2 juin
2011

Qu’est ce qu’une méduse?

Pour faire suite à la vidéo du Lac aux méduses,  le terme méduse est un nom fourre-tout regroupant une incroyable diversité. Afin d’expliquer les relations entre les différentes espèces et familles de créatures gélatineuses, Steven Haddock, du Monterey Bay Aquarium Research Institute, a réalisé cette superbe vidéo.

Au de la narration anglaise et du contenu technique, la beauté de ces images et de ces organismes devraient vous faire rêver. Les méduses sont fascinantes!

Grâce à la bioluminescence, ce sont de petites lanternes dérivant dans la nuit perpétuelle des abysses.

Leurs formes incroyables suggère à tout-à-chacun des objets de la vie courante (comme un casque de Dark Vador à 1’27!).

Le gigantisme de certaines Crinières de Lion (Cyanea cappillata) évoquent de terrifiantes histoires de marins. En 1973, la navire Kuranda pris dans la tempête a retrouvé sur le pont une méduse dont le poids a été estimé à plus 20t.

Finalement, certaines sont immortelles. Turritopsis nutricula peut ainsi inverser son processus de vieillissement. Après  avoir atteint sa ménopause, elle retourne à sa  forme juvénile dans un cycle infini impliquant un  processus de transdifférenciation.

Des photos et des peluches.

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30 mai
2011

Une plongée dans le lac aux méduses

Le lac aux Méduses, de son vrai nom Ongeim’l Tketau est un lac situé dans les îles Chelbacheb dans la République  du Palaos, dans l’océan Pacifique. Sa faune est notamment représentée par des méduses qui ont pu proliférer en l’absence de prédateurs. Elles y sont apparues via un tunnel, aujourd’hui obstrué, qui le reliait à l’océan. Ce lac était auparavant relié à la mer mais, il y a douze milles ans, un évènement géologique a isolé cette étendue d’eau aujourd’hui saumâtre.

 

 

En l’absence de prédateurs parmi eux des milliers d’années, des méduses ont évolué en une nouvelle espèce ayant perdu leurs propriétés urticantes devenus obsolètes.Ces créatures fascinantes survivent en partageant une relation symbiotique avec des algues hébergées en leur sein. La nuit, les méduses descendent dans les profondeurs du lac afin que les algues trouvent leurs les éléments nutritifs. Pendant la journée, les méduses migrent massivement à la surface. Les algues convertissent alors l’énergie solaire en sucre par photosynthèse, fournissant ainsi de l’énergie aux méduses.

 

 

Bien que ces méduses soient inoffensives, les plongées dans ce lac peuvent néanmoins dangereuses car la couche riche en éléments nutritifs, située à quinze mètres, contient du sulfure d’hydrogène pouvant pénétrer l’organisme en pénétrant à travers la peau. Cette lointaine destination offre l’unique  expérience surréaliste de nager au milieu de millions de méduses, et ça me fait beaucoup plus rêver que de nager avec un dauphin!

En bonus, quelques photos sur le site de Sarosh Jacob

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29 mai
2011

Bonne fête maman, et merci pour les mitochondries

N’en déplaise aux hommes, génétiquement nous devons plus à notre mère qu’à notre père. Alors bonne fête à toutes les mamans, qu’elles pardonnent à leurs enfants qui ne donnent pas aussi souvent des nouvelles qu’elles le souhaiterait.

Cadamone est un utilisateur de Youtube spécialisé dans les clips vidéos à message biologique:  facteurs de transcription, ARNm, mitochondrie et tout ce qui fait la magie des mamans pour un biologeek.

Sa précédente vidéo, à l’occasion de la Saint-Patrick, narrait la biochimie de la bière.

Source

Enroweb via twitter

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27 avr
2011

Améliorer les panneaux solaires grâce aux virus

Les scientifiques savaient déjà que les nanotubes de carbone pouvaient améliorer l’efficacité des cellules photovoltaïques. Les nanotubes sont plus fins et peuvent être en plus grand nombre dans un espace donné. Ils permettent d’augmenter la surface de contact avec les rayons lumineux et de générer de plus grandes quantités d’électrons et de courant électrique que les technologies traditionnelles. Mais, il y a certaines complications… Les nanotubes de carbone existent sous deux formes, la première assure le rôle de semi-conducteur tandis que l’autre à pour rôle celui de fil acheminant le courant. Ces deux variétés ont tendance à s’agglomérer et à perdre de leur efficacité.

A l’instar des batteries plus performantes avec leurs électrodes assemblées par des virus (lien), l’idée des chercheurs du MIT de l’équipe d’Angela Belcher est d’avoir utilisé le bactériophage M13, un virus modèle infectant des bactéries (et oui, les bactéries se font également attaquer par des virus) afin de contrôler l’assemblage. Selon une nouvelle étude, les chercheurs annoncent une augmentation d’environ 30% de l’efficacité des panneaux photovoltaïques en utilisant des virus pour assembler les composants à l’échelle nanométrique.

Le virus utilise des protéines de surface afin de lier une dizaine de nanotubes de carbone et d’assurer ainsi le maintient d’une structure ordonnée de ces fils électriques. Le virus a également été  modifié génétiquement afin de produire une couche de TiO2. Ce dioxyde de titane est un composé assurant un transfert plus efficace des électrons dans les nanotubes. Il tend à remplacer le silicium dans les nouvelles cellules photovoltaïques. L’ajout de cette poudre magique (et toxique) constitue une cellule photovoltaïque de Grätzel, du nom de son inventeur, Michael Grätzel de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne ayant remporté le Millennium Technology Prize l’année dernière.

Les virus rendent également les nanotubes solubles dans l’eau évitant certaines étapes de chauffage. Le procédé industriel de fabrication, se déroulant à température ambiante, est grandement facilité. Les coûts de fabrication  et la consommation d’énergie sont diminués.

Sources
MIT news via Fuzzyraptor@twitter
dtsomp@Flickr photo sous licence cc
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