Réparer le béton avec des bactéries : BaccilaFilla

28 Mar 2011 | 3 Commentairess »

Les vainqueurs de l’IGEM, trophée annuel de biologie synthétique, sont des chercheurs de l’Université de Newcastle pour le projet BacillaFilla. Il est basé sur la modification d’une  bactérie de l’espèce Bacillus subtilis, commune dans le sol. Cette bactérie a été transformée afin de remplir les interstices d’une fissure dans le ciment, causée par les violences quotidiennes ou par les tremblements de terre. On ne pense pas assez souvent à tout ce que peut subir ce cher béton, alors qu’il représente tout de même 5% des émissions de dioxyde de carbone anthropiques.

Les  bactéries sont déposées dans la fissure et commencent à se multiplier. Afin de contrôler cette bactérie, les chercheurs ont créée une sorte de coupe circuit génétique afin que la multiplication n’intervienne qu’au pH précis du béton. Elles se multiplient jusqu’à occuper les plus fines anfractuosités de la brèche. Les bactéries « savent » alors que l’espace est rempli par un moyen de communication chimique nommé quorum sensing (et oui, les bactéries parlent!). Le message transmis induitun changement de environnement, certaines bactéries se transforment en filaments, d’autres synthétisent une sorte de colle bactérienne et les dernières se transforment en carbonate de calcium. Une fois durci, le matériau devient  aussi solide que le béton, l’édifice a retrouvé sa résistance structurelle et prolongé sa durée de vie.

BacillaFilla est le genre de biotechnologie, croisé avec la science des matériaux, que nous verront de lpus en plus dans l’avenir. J’ai du mal à imaginer ce que va engendrer la révolution génomique dans les décennies à venir, mais voila en tous cas une bonne base pour une histoire de science-fiction où la bactérie se rebelle et commence à recouvrir la surface du globe de sa matière préférée, jusqu’à coloniser tout l’espace et finir par mourir de sa megalomanie. Ce n’est pas sans rappeler l’excellent La musique du sang de Greg Bear.

Source

Equipe BacilliFila l’Université de Newcastle

(avec photos en microscopie électronique)

3 Commentaires

  1. moops dit :

    ouaahhh !! Est-ce que ca fonctionne avec le trou de la sécu ?

  2. Mathgon dit :

    Mais tout à fait mon cher. La biologie synthétique permettra de grandes choses comme par exemple la création de virus ou de bactéries mortels pour l’homme mais ayant un tropisme particulier. Au delà des armes pouvant être dirigée vers un groupe ethnique particulier, pourquoi le pas créer un virus touchant les personnages âgées?
    D’un pierre, deux coups, le problème des retraites seraient également résolu!

    Heureusement que les hommes politiques ont pour la plupart dépassé l’âge de la retraite, ça nous protège de ce genre d’effet indésirable 😛

  3. Vincent dit :

    Salut,

    Le sujet m’a flashé et je suis en train de faire un travail dessus pour un cours d’uni. Où as-tu trouvé cette info:

    « Afin de contrôler cette bactérie, les chercheurs ont créée une sorte de coupe circuit génétique afin que la multiplication n’intervienne qu’au pH précis du béton. »

    Après maintes recherche je n’ai pas trouvé cette description sur le site de l’équipe iGem BacillaFilla.

    Merci d’avance!

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