Articles Taggés ‘Microbiologie’

25 Déc
2014

Joyeux Noël, un sapin en bactéries!

La société de microbiologie américaine (ASM, rien à voir avec le rugby) a proposé cette année une expérience ludique à ses membres, dessiner un arbre de Noël avec des bactéries. A ce petit jeu, c’est Rositsa Tashkova de l’Université de Nantes qui a réalisé le plus joli sapin 🙂

sapin noel bacteries christmas tree bacteria

Joyeux Noël à tous

(et profitez bien de ces mouvements de foules pour propager gastro, grippes et autres maladies: un petit cadeau à moindre frais qui fait toujours plaisir)

28 Fév
2014

Nucléation & Pseudomonas. Une bactérie pour de la glace express?

Les gouttes de pluie et les flocons de neige ne se forment pas spontanément dans les nuages. Ils ont besoin d’un germe afin d’amorcer la cristallisation. On parle ainsi de nucléation.

Habituellement, lorsqu’on souhaite démontrer ce processus on utilise de la suie ou un autre type de particules mais les bactéries peuvent également servir de noyau à un flocon de neige. Pseudomonas syringae, une bactérie provoquant des maladies chez les plantes, est championne en la matière. Elle est si efficace à former des cristaux de glace autours d’elle qu’on l’utilise abondamment sous forme lyophilisée dans les canons à neige sous son appellation commerciale de Snomax.

Dans cette vidéo, on peut observer la cristallisation immédiate d’eau froide lorsqu’on ajoute une solution de protéines issues de cette bactérie.

A méditer si l’on manque de glace pilée pour un mojito?

Elle a ainsi été utilisée pour créer des îles artificielles de glace pour faciliter des forages pétroliers dans l’océan Arctique.

On envisage également d’utiliser Pseudomonas comme activateur de nucléation de glace pour produire en hiver d’énormes blocs de glace qui pourraient être utilisés en été pour la climatisation de grands bâtiments industriels, bureaux, patinoires.. voire pour accélérer – tout en consommant moins d’électricité – la congélation de divers aliments, dont des émulsions surgelées (crème glacée par exemple).

7 Avr
2013

Cthulhu, dans l’arbre du vivant!

Des chercheurs de l’Université de British Columbia ont découvert deux nouveaux symbiotes, vivant dans l’intestin des termites. Ils ont pris la surprenante initiative de les nommer en référence à un monstre fictif, le grand ancien créé par le fantastique auteur HP Lovecraft.

« Lorsque nous les avons vus au microscope, c’était surprenant, ça ressemblait presque à une piscine de pieuvres »

Selon Erick James, chercheur au laboratoire The keeling Lab, ces protistes unicellulaires, Cthulhu macrofasciculumque et Cthylla microfasciculumque, aident les termites à digérer le bois.

 Cthulhu est dépeint à travers l’oeuvre de Lovecraft comme un géant humanoïde, doté d’ailes et à tête de pieuvre. Cthylla, sa fille, et a une apparence semblable.

La diversité des organismes microbiens est encore aujourd’hui inconnue et leurs habilités biochimiques est une ressource complètement presque complètement inexploitée. L’étude des protistes peut nous renseigner sur l’évolution de ces organismes, les subtilités de leurs relations symbiotiques et de l’importance dans la physiologie de leurs hôtes. »

Les bactéries Midichloria, nom emprunté en 2008 à l’univers Star Wars avec l’approbation de Georges Lucas (lien),  traduisait un  véritable lien en science et fiction, je trouve que la ressemblance pour de ces Cthulhu macrofasciculumque avec le grand ancien plutôt discutable. Nommer ce nouvel organisme en référence à l’entité cosmique emblématique de Lovecraft est, certes, une ode à l’univers étrange et fascinant des microbes, c’est également un bon moyen de d’attirer les journalistes, de médiatiser ses recherches et d’assurer le financement d’un laboratoire. Buzz and Science

Sources:
UBC.ca
publication dans Plos ONE

19 Sep
2012

Bacteriography, tirage photo sur bactéries

Ancien microbiologiste reconverti dans les arts visuels, Zachary Copfer a cherché un moyen de mettre en contact deux domaines trop souvent séparés: la Science et l’Art. Bien que chacun puisse s’ébahir devant une oeuvre artistique, il est beaucoup plus difficile de s’extasier devant une théorie scientifique, si sexy soit-elle. Alors que la Science, c’est pourtant se délecter de la beauté infinie de notre univers! Infinie, donc incompréhensible!

A  travers cette volonté de (re)connexion, il a conçu la Bacteriography, un nouveau procédé photographique. L’élaboration des photographies consiste à créer un papier photosensible constitué d’un tapis uniforme de bactérie. L’apposition d’un pochoir joue le rôle du film photographique. Une lumière UV va ensuite imprimer l’image!

Une petite touche d’acrylique et vous pouvez accrocher la photo dans votre salon labo.

Source

Huffington Post

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