Aimant toutes les initiatives visant à sortir les arts des lieux dans lesquels ils sont bien souvent emprisonnés, Dancers Among Us s’inscrit dans ce type de projet photographique. Le photographe américain Jordan Matter a ainsi mis en scène le monde de la danse à travers les rues de New York. Lorsque les danseurs sont parmi nous, la rue se charge de surprises et d’émotions.
Dans le cadre du festival Video Formes, j’ai assisté hier soir à une performance par Incite au Poco Loco. Le vrombissement des basses ressenti lors de la traversée du couloir menant à la salle de spectacle annonçait déjà la couleur. Une fois entré dans l’arène sonore, confirmation de la puissance des basses par cette agréable sensation de sentir vibrer mes vêtements.
À la croisée entre deux univers, ce duo mélange art audiovisuel expérimental et rythmes IDM endiablés – pour un voyage auditif et visuel riche en émotions fortes. Rebuts électroniques fragments sonores, subtiles touches de sons statiques et pulsations sub-bass envoûtantes méticuleusement assemblés accompagnent un déploiement grandiose d’images monochromes semi-abstraites jouant sur la profondeur des niveaux de gris.
Ambiances franchement abstraites ou semi-narratives, les créations audiovisuelles abordent des sujets aussi variés que la mécanique quantique, l’identité urbaine et tout autre aspect de la vie quotidienne. Les images déformées, presque toutes méconnaissables, recèlent des histoires que le spectateur se plaira à reconstituer.
Bien loin de la froideur de certains live électro, cliché du mec triturant ses machines, ce duo réussi à produire une puissante intensité visuelle. Une performance ébouriffante et dansante jouée en live dans un séduisant dispositif qui les immerge au sein de l’écran.
Une seule déception: le publique. En bons festivaliers venant pour la vidéo les gusses étaient assis dans la salle de concert. Ayant du mal à me retenir d’onduler sous l’effet des basses, je me suis laissé emporter… mais personne n’a daigné me suivre… (on se serait cru au concert de Justice à Marseille en début de semaine lien)
André Aspelmeier
En 1985, il commence ses expérimences sonores en triturant des bruits et des synthétiseurs analogiques, a développé ses compétences au fil des ans dans diverses formations ou en solo sous le nom de GradCom. Ces projets se caractérisent par une grande spontanéitée et des improvisations live pouvant faire intervenir divers instruments acoustiques mais également tout objet pouvant passer sous la main des, bouteilles, perceuse électrique, de claquements de mains et autre bruits de trains. GradCom développe surtout une grande variété de techniques de manipulatio au moyen de logiciels dont certains sont fait maison.
Accessoirement, c’est un grand mec qui ressemble à Germain Slash!
Kera Nagel
Musicienne et artiste vidéo, elle est également issue de la scène sound-art de Hambourg et membre émérite de la mythique salle électro Hoerbar. Kera joue en solo sous le peudo de Axiomatic Integration. C’est après une tournée aux USA en 2003 que lui vient l’idée d’intégrer la vidéo dans ses performances scéniques.
Le Pixel Show 2010 est une conférence internationale sur l’art et le design se déroulant tous les ans au Brésil depuis 2005. Cette année, la création la plus remarquée est celle de l’artiste Florentijn Hofman. Le fil conducteur de son projet artiste nommé Obeastitas est centré sur des installations publiques mettant en scène des animaux démesurés. Afin de coller au plus prêt du thème de la conférence, « Fat Monkey » est un singe en pixelart est installé dans un parc de São Paulo. Les 10.000 pixels constituant ce singes sont plutôt atypiques car ils sont constitués de tongs, véritables icônes du Brésil.
Fat Monkey mesure 4x5x15 mètres et passe son temps à paisiblement regarder passer les nuages… les tongs, une vraie philosophie…
Ce que j’aime dans le streetart, c’est la transformation d’un espace uniforme et morose en quelque chose qui attire l’œil et rompt la monotonie bétonnée urbaine. Dans ce contexte, une célèbre marque de peinture s’est donné une mission: « transformer les espaces gris avec des couleurs éclatantes [...] répandre de la couleur dans le monde entier. Le projet, nommé Let’s Colour, est un mouvement commençant à faire quelques tâches sur les cinq continents.
La session hexagonale a fait appel aux peintres américains de MWM qui a posé ses bombes, pinceaux et rouleaux dans trois villes: Lyon , Marseille et Paris. Cette création a été immortalisée par les réalisateurs du collectif Le Groupuscule au moyen de 700.000 photos des fresques assemblées en un stopmotion sonorisé par Monsieur Monsieur. Résultat: un clip nommé « Walls Are Dancing » et son site dédié.
3 peintres, 3 villes, 3 murs
Je ne suis pas encore allé visiter les autres villes, mais ça ne serait tarder