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Désolé fidèles lecteurs (35 abonnés aux RSS… youhou), je n’avais pas prévenu pour cette longue absence. rassurés vous, je suis en bonne santé! Deux semaines d’indisponibilité afin de finir le manuscrit de thèse et prendre des vacances bien méritées! Merci à tous ceux qui m’ont offert le gite, le souper, d’agréables conversations, de surprenantes redécouvertes et de grands éclats de fou rire.

On se fend la poêle

Pour me rattraper une sélection musicale demain 😉

Publié par Mathgon dans Etat d'âme

Jacques Piccard, le pionnier des grands fonds, est décédé

Né à Bruxelles le 28 juillet 1922, Jacques Piccard avait d’abord accompli des études d’économie, de physique et d’histoire à l’Université de Bâle (Suisse) avant de rejoindre les projets de son père, Auguste Piccard, inventeur du ballon stratosphérique. Il décide ensuite de poursuivre son œuvre, s’inscrivant dans les pas de ce savant insatiable pour lequel fut inventé le nom si approprié de savanturier, et de s’attaquer cette fois aux grandes profondeurs.

L’épopée du Trieste

En posant son bathyscaphe Le Trieste au fond de la fosse des Mariannes à -10.916 mètres le 22 janvier 1960, l’endroit le plus profond de la planète, Jacques Piccard établissait un record définitif. Mais l’homme, d’une modestie confondante, détestait les records. « Il se plaisait à rappeler qu’il n’était pour rien dans toutes les découvertes rendues possibles par les engins qu’il a conçus. Il disait qu’il était juste le chauffeur du taxi », se souvient son biographe, Jean-François Rubin.

Le bathyscaphe Le Trieste. Crédit : U.S. Naval Historical Center Photograph

Pour Jacques Piccard, un progrès scientifique n’a de raison d’être que mis au service de l’humanité. Sa grande aventure océanique en est l’exemple le plus frappant.

L’histoire débute vers la fin des années 1950, lorsque l’Armée américaine lui demande d’organiser une plongée dans la fosse des Mariannes, plus exactement Challenger Deep. Cet endroit, qui est le point le plus profond du globe, avait été ainsi nommé en l’honneur du navire britannique HMS Challenger, septième du nom, qui l’avait cartographié pour la première fois en 1951, après sa découverte en 1875 par un autre HMS Challenger (cinquième du nom).

Effectuée en compagnie du lieutenant de vaisseau américain Don Walsh, la descente a duré environ 5 heures, au terme desquelles le bathyscaphe se posait enfin sur le fond. Deux drapeaux furent largués, un suisse et un américain. Selon l’exigence de l’armée, le drapeau américain fut déposé légèrement plus haut que le drapeau suisse, ce qui par la suite amusera beaucoup Jacques Piccard, pouvant ainsi affirmer que le drapeau de son pays était allé plus profond.


Challenger Deep, dans la fosse des Mariannes. Crédit NOAA

Mais les implications de cette plongée dépassent largement l’intérêt anecdotique… Dès qu’ils se furent posés, les « océanautes » aperçurent une crevette, puis une deuxième, et enfin un poisson plat d’espèce inconnue. La vie existait donc, et même en abondance (le champ de vision était limité par la puissance des projecteurs), là où on ne s’y attendait pas. Plus tard, cet argument sera décisif dans l’abandon d’un projet consistant à utiliser les fosses océaniques comme poubelles à déchets nucléaires…


Le Trieste au-dessus de la fosse des Mariannes en janvier 1960. Crédit US Army

Toute sa vie, Jacques Piccard rêvera à de nouveaux sous-marins d’exploration scientifique. « Les gens ne s’intéressent pas à l’eau. Pourtant, chaque lac suisse devrait avoir son sous-marin de recherche. L’eau douce est un trésor pour l’humanité. Il faut mieux la connaître pour la protéger » déclarait-il lors d’une interview pour le quotidien suisse Le Matin en 2002.

Jacques Piccard (haut) et Don Walsh (bas) à bord du Trieste. Crédit : NOAA Ship Collection

Source: Futura-Sciences
Publié par Mathgon dans Sciences, 9 commentaires

La Main des Maîtres

L’histoire de deux jeunes ouvriers qui, au coeur d’une révolution, tentent de clamer leur existence..


La Main des Maîtres par Clément Delatre & Looky & Adrien « CaYuS » Toupet.
Court métrage de fin d’étude en animation 2D/3D, EESA – Promo 2008.

Publié par Mathgon dans Video, 0 commentaire