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Le nouveau Cut Chemist… un stream en attendant la dernière semaine

Malgré cette calme période estivale, amateurs de tournes-disques il est temps de se réjouir. Une semaine avant sa sortie dans les bacs (27 juillet), le nouvel album de Cut Chemist, Sound of the Police, est disponible en streaming sur le site de la radio KCRW.

Ancien DJ du collectif Jurassic 5, featurings éclectiques, maxis ravageurs, mixtapes déroutantes et déjà quelques albums en propre nom, dont le dernier en 2007, The Hard Sell (avec DJ Shadow) pour ce californien maître du crossfader. Pour ce nouvel opus, un matériel simpliste: une platine, une table et une pédale d’enregistrement pour un résultat concept mais d’autant plus excitant à écouter. Cut Chemist’s relie l’esthétique du hip-hop et de la musique dont sont issus les samples, une nouvelle pierre angulaire du turntablism. A son habitude l’album ne contient que deux titres de 20 minutes, un par face East side et West side :) Créé afin de servir de modèle d’ouverture pour le légendaire musicien éthiopien Mulatu Astatke l’année dernière, Sound de la Police est un spectacle fascinant de dextérité digitale (des doigts!, ne soyons pas binaires) et musicale, il rassemble des samples disparates venus du fond de l’Amérique de sud et d’Afrique afin de créer une expérience d’écoute aussi bien éducative, impressionnante et écoutable (c’est pas toujours le cas dans le turntablism).

Écouter Sound of the Police de Cut Chemist chez KCRW

Hip Hop is not a specific type of music, its how its presented. I feel I’ve always proved that and will continue to do so

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Bonobo – Black Sands

Ninja Tune nous gatte en ce début d’année 2010, dans la lignée du dernier Blockhead (chroniqué ici), c’est au tour de Simon Green alias Bonobo. L’occasion de remarquer que l’animal magique n’a rien perdu de son talent sur les 11 titres de Black Sands, son quatrième album chez les Ninjas.

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Exerçant toujours sur une ligne downtempo électro-jazz émouvant, mais jamais larmoyant, cet album dégage une ambiance cohérente de sensualité où les variations de rythmes sont au service d’une écoute fluide et captivante. La ligne conductrice et l’atmosphère transporteuse confère un certain équilibre, beau panaché de drums rehaussés par la chaleur des cuivres et la présence de trois titres vocaux par la présence de la chanteuse Andreya Triana (The keeper, Eyesdown & Wonder When).
En guise d’ouverture, le titre Kiara entame une balade en terre asiatique en compagnie d’un violon lancinant. Suit le morceau Kong, basse profonde et guitare exquise sonnant comme un classique à la Bonobo. Electronica débridée pour 1009…. Enfin je ne ferai pas le tour de toutes les pistes, car plus j’écoute cet album et plus je l’aime… Plus étonnant que le dernier Blockhead, davantage passionnant que le dernier RJD2 (que j’ai franchement pas aimé), Black Sands est un album sur lequel Bonobo a réussi l’exploit de faire se côtoyer sur un même disque l’ensemble des influences qui constituent son univers.

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Massive Attack – Heligoland

Avec une campagne de publicité digne des plus grands poulains de maison de disque, on ne peut avoir échapper à la sortie en début de semaine d’Heligoland, nouvel album de Massive Attack. Le slogan de ce matraquage publicitaire est « Le groupe à l’avant garde musique electro« . Après écoute, je suis pas sûr…

J’aime Massive Attack (la preuve) mais sur cet album presque tous les titres ont des chanteurs invités (Horace Andy, Martina Topley-Bird, Guy Garvey, Tunde Adebimpe) qui ne donne qu’un de relief au désert de la bande sonore… seul Paradise Circus avec la voix de Hope Sandoval et ses tirades de violons me font un petit truc… Alors que Portishead, confrère de Bristol Bristol du début des années 90, avait marqué un retour gagnant l’année dernière, Massive Attack accuse son âge. En est-il de même pour vous?

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Blockhead – The Music Scene

Blockhead, alias Anthony « Tony » Simon, producteur de hip-hop new-yorkais émérite s’est longtemps fait la main au service des autres (Aesop Rock, Slug & Murs, Mike Ladd, Cage…). Après les excellents Music By Cavelight (2004) et Downtown Science (2005), le revoici de retour en solo pour un quatrième album instrumental chez Ninja Tune: The Music Scene. Downtempo et hip hop ne sont jamais bien loin mais se noient volontiers dans les profondeurs émotionnelles.

Blockhead - The music scene Ninja tune 2009 2010

Chaque morceau est une véritable petite histoire en constante évolution et composée de samples azimutés: guitares, harpes, flûtes, trompettes, piano, sur des notes groovy, soul blaxploitation, hindouisant ou encore vaudou! Pas d’inertie ici dans ce joyeux, chaque élément de variation s’affiche pour mieux introduire le suivant, le thème principal se renouvelant au moins trois fois sur chaque track. Un album instrumental qui même sans paroles semble nous raconter tout un tas d’histoires. L’ambiance cinématographique et la profusion de samples, instrumentaux comme vocaux, évoque Wax Tailor, même si Blockhead procédait ainsi bien avant l’artiste français. Ce voyage sans parole à travers des paysages urbains est à écouter de préférence dans la rue pour un détachement avec la réalité garanti! A l’image de la pochette du disque, en déambulant dans cet univers surréaliste vous pourriez même apercevoir un pigeon rose, deux singes conversant sur un banc ou encore une tortue géante broutant à coté de l’arrêt de bus en bas de chez vous!

Bien que j’aime tout l’album, ma préférence va aux morceaux The Daily Routine et The Music Scene. Et vous?

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Ressource:

Blockhead Myspace

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