Articles Taggés ‘Ninja Tune’

16 avr
2010

Bonobo – Black Sands

Ninja Tune nous gatte en ce début d’année 2010, dans la lignée du dernier Blockhead (chroniqué ici), c’est au tour de Simon Green alias Bonobo. L’occasion de remarquer que l’animal magique n’a rien perdu de son talent sur les 11 titres de Black Sands, son quatrième album chez les Ninjas.

bonobo-black-sands-Ninja-tune-album-cover-pochette

Exerçant toujours sur une ligne downtempo électro-jazz émouvant, mais jamais larmoyant, cet album dégage une ambiance cohérente de sensualité où les variations de rythmes sont au service d’une écoute fluide et captivante. La ligne conductrice et l’atmosphère transporteuse confère un certain équilibre, beau panaché de drums rehaussés par la chaleur des cuivres et la présence de trois titres vocaux par la présence de la chanteuse Andreya Triana (The keeper, Eyesdown & Wonder When).
En guise d’ouverture, le titre Kiara entame une balade en terre asiatique en compagnie d’un violon lancinant. Suit le morceau Kong, basse profonde et guitare exquise sonnant comme un classique à la Bonobo. Electronica débridée pour 1009…. Enfin je ne ferai pas le tour de toutes les pistes, car plus j’écoute cet album et plus je l’aime… Plus étonnant que le dernier Blockhead, davantage passionnant que le dernier RJD2 (que j’ai franchement pas aimé), Black Sands est un album sur lequel Bonobo a réussi l’exploit de faire se côtoyer sur un même disque l’ensemble des influences qui constituent son univers.

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15 jan
2010

Blockhead – The Music Scene

Blockhead, alias Anthony « Tony » Simon, producteur de hip-hop new-yorkais émérite s’est longtemps fait la main au service des autres (Aesop Rock, Slug & Murs, Mike Ladd, Cage…). Après les excellents Music By Cavelight (2004) et Downtown Science (2005), le revoici de retour en solo pour un quatrième album instrumental chez Ninja Tune: The Music Scene. Downtempo et hip hop ne sont jamais bien loin mais se noient volontiers dans les profondeurs émotionnelles.

Blockhead - The music scene Ninja tune 2009 2010

Chaque morceau est une véritable petite histoire en constante évolution et composée de samples azimutés: guitares, harpes, flûtes, trompettes, piano, sur des notes groovy, soul blaxploitation, hindouisant ou encore vaudou! Pas d’inertie ici dans ce joyeux, chaque élément de variation s’affiche pour mieux introduire le suivant, le thème principal se renouvelant au moins trois fois sur chaque track. Un album instrumental qui même sans paroles semble nous raconter tout un tas d’histoires. L’ambiance cinématographique et la profusion de samples, instrumentaux comme vocaux, évoque Wax Tailor, même si Blockhead procédait ainsi bien avant l’artiste français. Ce voyage sans parole à travers des paysages urbains est à écouter de préférence dans la rue pour un détachement avec la réalité garanti! A l’image de la pochette du disque, en déambulant dans cet univers surréaliste vous pourriez même apercevoir un pigeon rose, deux singes conversant sur un banc ou encore une tortue géante broutant à coté de l’arrêt de bus en bas de chez vous!

Bien que j’aime tout l’album, ma préférence va aux morceaux The Daily Routine et The Music Scene. Et vous?

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Ressource:

Blockhead Myspace

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8 jan
2010

The Slew – 100%

The Slew devait être la bande originale d’un documentaire qui ne vit jamais le jour, sur un rocker qui ne fit jamais carrière. Composé par Kid Koala, Dynomite D (notamment beatmaker des Beastie Boys) et les instrumentistes du groupe Wolfmother, l’album 100% fut tout d’abord proposé gratuitement en téléchargement. Pour rester dans le registre des garçons bestiaux, c’est Mario Caldato, producteur des Beastie Boys, qui s’est ici chargé du mix. Il voit même en 100% un nouveau “Paul’s Boutique”.

the slew 100 percent ninja tune

Devant l’enthousiasme général, Ninja Tunes a repris le filon financier et propose ce petit bijou sous forme CD. Blindé par six platines, une batterie, une basse et un synthé, The Slew propose une nouvelle approche au rock titillant le turntablism (ou l’inverse).
100% dégage une énergie incroyable, basée sur subtil équilibre entre les patines et les guitares, harmonie insoupçonnée de l’alternance des passages scratchés sur de gros riffs biens gras. Une alchimie qui n’est une fois de plus pas sans rappeler les Beasie Boys, jouissive, un tantinet régressive, mais tellement efficace !

Mes deux morceaux préférés : It’s all Over (The people don’t have the power to change things anymore -> grungeblism?) et The Grinder. Et vous ?

Ressources:

The Slew website (avec plein de vidéos live hallucinantes dedans)

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3 juin
2008

The Herbaliser – Same As It Never Was

Un pilier du label Ninja Tune vient de changer de crèmerie. The Herbaliser, réalise son premier album pour le label !K7. Musicalement il y a également changement d’étiquette (excusez ce jeu de mot un peu facile)

Quinze ans de collaboration pour ce duo londonien et voila le 8ème album: Same As It Never Was.

Une invité principale, la chanteuse Jessica Darling, oriente cet album sur les terres de la mouvance actuelle soul-funk. Sa voix enflamme cinq morceaux de l’album, dont Can’t Help This Feeling et le monumental morceau de clôture Stranded On Earth, véritable emblème de l’album, une ode jazz atmosphérique sur un beat abstract! Un peu comme si Fontella Bass, Ennio Morriconne et les Flyod s’étaient donnés rendez vous!

Un album de soul moderne, intemporel, qui devrait non seulement plaire aux fans mais aussi à un nouveau séduit par la génération nostalgie pop-soul popularisée par Amy Winehouse ou Mark Ronson. Brillant et excitant, organique et éclectique, Same As It Never Was garde néanmoins les racines Hip Hop du groupe.

Les instrumentaux sont comme toujours réussis, tel The Next Spot, véritable brassage 60’s et 70’s, entre un Quincy Jones et un Isaac Hayes façon blaxploitation!

Ressources
The Herbaliser – Siteweb
The Herbaliser – Myspace
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